Dans les bureaux de DUO for a JOB, dix futurs mentors viennent de boucler quatre jours de formation intensive. Pourquoi une telle préparation est-elle indispensable ? Et comment se traduit-elle sur le terrain ?
Créer un pont entre deux mondes
Beaucoup de candidats mentors arrivent avec un grand bagage professionnel, mais aussi une certaine appréhension. « Suis-je vraiment à la hauteur ? Comment transmettre mon expérience de façon utile ? » Ce sont des doutes que Kundan, formateur chez Atlas, entend régulièrement.
« L’art du mentorat, çaconsiste à faire se rencontrer deux cadres de référence différents. », nous dit Kundan, formateur (Atlas).
L’idée n’est pas seulement d’accumuler des connaissances théoriques, mais de changer de perspective. L’objectif ? Comprendre comment construire, ensemble, un parcours où chacun apporte réellement quelque chose à l'autre.
Une boîte à outils
Entre deux éclats de rire et quelques cafés bien serrés, la formation pose les jalons d’un duo réussi.
Les futurs mentors-bénévoles sont formés sur quatre piliers essentiels :
📌 Le contexte social : Parcours d’intégration, regroupement familial... Le mentor apprend à décoder les rouages complexes de la migration.
📌 Le "miroir" culturel : Prendre conscience de nos propres codes - souvent invisibles - pour mieux comprendre ceux des autres. Comment accompagner quelqu'un dont le parcours diffère du nôtre ?
📌 Les clés du marché de l'emploi : Zoom sur les métiers en pénurie, le rôle des institutions (Actiris, Forem, VDAB, CPAS) et les ressources disponibles.
📌 L’écoute active : ...ou l'art de ne pas sauter sur la première solution venue. Qu'est-ce qui se joue réellement derrière les mots du jeune accompagné ?
Et toutes ces ressources restent accessibles via une plateforme en ligne, véritable kit de survie, tout au long de l'accompagnement.
Les 10 nouveaux mentors d'Anvers formés en mars 2026La force d'un duo
Le dernier jour, la théorie s’efface devant le vécu.
Ramson et Jan, un duo en cours, sont venus témoigner. Ramson, jeune marketeur d'origine ougandaise, raconte son parcours du combattant pour trouver un emploi et le rôle décisif que Jan a joué à ses côtés.
Pour Max (71 ans), ancien constructeur naval, ce fut le déclic :
« Voir ce sourire sur leurs visages... C’était la cerise sur le gâteau. Ce témoignage et cette complicité nous rappellent pourquoi nous sommes ici! »
- Max, futur mentor-bénévole
De "celui qui trouve la solution" à "celui qui guide"
C’est souvent le plus grand défi des participants : apprendre à ne pas vouloir tout « régler » tout de suite. Le mentor doit accepter que c’est le mentee, le jeune accompagné, qui tient les commandes. Plus que des conseils immédiats, c'est l'écoute et le questionnement qui font avancer les choses.
Hiellary (50 ans), cadre logistique dans le port, repart apaisée : « Un poids s'est envolé. Je comprends maintenant que le chemin parcouru compte autant que la vitesse du résultat. Mon rôle est d'être un pont, d'aider l'autre à gagner en autonomie. »
Une aventure humaine collective
Au-delà des apprentissages, c’est l’énergie du groupe qui marque les esprits. La formation n'était pas encore finie que les participants demandaient déjà la création d'un groupe WhatsApp pour rester connectés.
Marleen (74 ans), déjà très active dans le bénévolat, conclut :
« Cette formation m'a donné un coup de boost incroyable. Se retrouver entre personnes qui partagent les mêmes valeurs, ça remet les idées en place. Je me sens prête et j’ai hâte de rencontrer mon futur mentee. »
- Marleen, futur mentor
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