Christine, une alliée inconditionelle
Lorsqu'il pousse la porte de DUO for a JOB à Gand début 2024, Nashwan, un jeune Yéménite arrivé seul en Belgique à 19 ans pour fuir la guerre, a un rêve audacieux : entamer des études supérieures en Flandre. Mais la route est semée d'embûches. Son niveau de Néerlandais l'empêche d’accéder aux formations, il n'a pas d'ordinateur, maîtrise mal les outils numériques, et surtout, un imbroglio administratif avec sa carte d'identité lui bloque soudainement l'accès au marché du travail et aux formations.
C'est là que la magie du mentorat opère. En mai 2024, sur les conseils de notre partenaire Amal, l'Agence d'Intégration et d'Intégration civique de Gand, il s’inscrit chez nous et il commence son duo avec Christine. Plus qu'une guide pour ses démarches, Christine devient son alliée inconditionnelle. Christine croit en lui et admire son positivisme. Ensemble, ils s'attaquent à chaque problème : ils travaillent le CV, trouvent un ordinateur portable, mobilisent les aides juridiques pour corriger l'erreur de sa carte d'identité, et explorent les filières d'études.
Les Fêtes de Gand comme cours de langues accéléré!
Mais le vrai moteur de Nashwan, c'est son hyper-activité et son envie de s'intégrer. Il s'engage comme bénévole partout où il peut, et notamment au cœur de la culture locale : les Gentse Feesten. Cette expérience est un tournant. Il y fait des rencontres et pratique la langue sans relâche.
Les efforts paient : malgré la frustration, Nashwan s'accroche. Son évolution est fulgurante, au point qu'il parle aujourd'hui mieux le néerlandais que l'anglais. Il s’engage aussi comme bénévole dans
À la fin de leur duo, Nashwan est sur la bonne voie. Il a tissé son propre réseau et trouvé son chemin. Et la promesse s'est concrétisée : en janvier 2026, il a officiellement fait sa rentrée en tant qu'étudiant en travail social. Une victoire partagée, rendue possible par la ténacité d'un jeune homme et le regard bienveillant d'une mentor qui n'a jamais douté de lui.
“Mon message à tous les autres réfugiés: n’ayez pas peur de parler le néerlandais, essayez, apprenez, osez, ouvrez-vous! Des organisations sont là pour vous et elles vous aideront.”
- Nashwan, mentee
“Mais ça doit aller dans les 2 sens! Si les primo-arrivants doivent oser, la société belge doit elle leur donner leur chance et permettre à chacun de trouver sa place”.
- Christine, mentor